Suaire de Turin : Découverte Révolutionnaire dans les Études grâce à l’Intelligence Artificielle.

Marco Tosatti

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, nous vous proposons deux éléments de grand intérêt relatifs au Suaire de Turin. Merci de tout coeur a Louis Lurton pour la traduction. Bonne vision, lecture et partage. 

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Le premier est cette vidéo. Vraiment, prenez quelques minutes pour la regarder, car elle jette une lumière totalement nouvelle sur le linceul de Turin, grâce à l’apport de l’Intelligence Artificielle.

  

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Et puis il y a cet article de Vatican News

Suaire, l’hypothèse du bas-relief médiéval contestée avec des arguments scientifiques

La revue “Archaeometry”, qui avait accueilli l’hypothèse du chercheur brésilien Moraes, publie une réponse des spécialistes Casabianca, Marinelli et Piana L’été dernier s’est répandue une nouvelle dont Vatican News a immédiatement parlé. Le chercheur brésilien Cicero Moraes proposait une reconstruction numérique de l’image du Suaire qui soutenait l’hypothèse de sa réalisation au Moyen Âge avec un bas-relief. Un commentaire récemment publié dans Archaeometry conteste point par point la validité des affirmations de Moraes.

Trois spécialistes du Suaire de Turin, Tristan Casabianca, Emanuela Marinelli et Alessandro Piana, ont critiqué cette étude qui, selon leurs affirmations, repose sur des objectifs ambigus, des défauts méthodologiques et un raisonnement fallacieux. En cela, ils confirment la critique déjà exprimée cet été par l’archevêque de Turin et Gardien du Suaire, le cardinal Roberto Repole, et par le Centre International d’Études sur le Suaire de Turin (CISS). Mais il convient de souligner – et c’est là la nouvelle de ces jours-ci – l’importance de la publication de leur critique dans la même revue scientifique où était apparu l’article original de Moraes.

Le débat

Le débat sur l’authenticité du Suaire a toujours été vif depuis la première photographie prise en 1898 par le photographe Secondo Pia. Aujourd’hui, la controverse se poursuit surtout dans les revues académiques internationales. En 2019, la célèbre datation au carbone-14 (1260-1390 apr. J.-C.), publiée dans Nature en 1989, a été remise en question par une nouvelle analyse des données brutes publiée précisément dans Archaeometry, revue liée au laboratoire d’Oxford qui avait participé à la datation originale.

L’été dernier, dans la même revue, le Brésilien Cicero Moraes avait publié un article (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/arcm.70030 ) en faveur de la thèse du faux médiéval. Selon lui, un bas-relief produit un contact qui semble mieux correspondre aux contours visibles sur le Suaire que le volume d’un corps humain. Il en tirait un argument en faveur d’une origine artistique médiévale. Dès sa publication, cependant, l’article de Moraes avait suscité de nombreuses perplexités parmi les spécialistes. Dans son communiqué, le cardinal Repole avait critiqué la « préoccupation face à la superficialité de certaines conclusions, qui souvent ne résistent pas à un examen plus attentif du travail présenté ».

Les défauts de l’analyse de Moraes

Passé cette clameur médiatique, le commentaire tout juste publié dans Archaeometry par Tristan Casabianca, Emanuela Marinelli et Alessandro Piana confirme pleinement la légitimité de cette contestation initiale. Les auteurs mettent en évidence les nombreux défauts de l’analyse de Moraes : une modélisation insuffisante du point de vue anatomique, car elle ne reproduit que l’image frontale, inverse la position droite-gauche aussi bien des pieds que des mains et choisit arbitrairement une taille (180 cm) en dehors du consensus accrédité (173-177 cm) ; l’usage répété de termes vagues pour certifier une ressemblance sans jamais fournir de mesures précises ; le choix d’une seule image, celle de 1931, alors qu’il en existe de bien plus récentes. De plus, la modélisation a été simulée non sur du lin mais sur du coton. Plus préoccupant encore, la modélisation 3D de Moraes néglige les principales spécificités du Suaire : l’extrême superficialité de l’image (profondeur d’un cinquième de millième de millimètre) et les multiples confirmations indépendantes de la présence de sang, qui ne se concilient avec aucune pratique artistique médiévale. Les auteurs se demandent donc quel est le réel intérêt d’une modélisation qui ne reproduit pas fidèlement les caractéristiques anatomiques de l’Homme du Suaire et qui ignore les propriétés physico-chimiques les plus pertinentes. L’étude de Moraes oublie que plusieurs variantes de l’hypothèse du bas-relief avaient déjà été étudiées et rejetées au début des années 80 dans des revues académiques. Elle oublie également que la question de la déformation anatomique d’un corps vers un tissu avait été examinée en profondeur dès 1902 par le scientifique français Paul Vignon.

Des bases historiques fragiles

Selon les commentateurs, les bases historiques de l’étude initiale apparaissent également fragiles. Moraes doit puiser dans des époques et des lieux sans aucun lien entre eux pour expliquer comment un artiste ou un faussaire aurait pu concevoir intellectuellement et réaliser pratiquement cette image unique d’un Christ nu, de face et de dos, dans une scène post-crucifixion. Mais, comme le soulignent Casabianca, Marinelli et Piana, il s’agit d’un sophisme de composition, une méthode explicative qui, si elle était généralisée, minerait les fondements mêmes de l’histoire de l’art. L’image est tellement en dehors du cadre artistique traditionnel que le principal historien sur lequel Moraes s’appuie, William S. A. Dale, était convaincu qu’elle ne pouvait pas avoir été créée au XIVe siècle en France, mais plutôt à l’époque byzantine, à pas moins de 200 ans de distance dans le temps et 2000 kilomètres de la Champagne.

Dans sa réponse en réplique à ces critiques, également accueillie par la revue, Moraes maintient ses conclusions, mais précise que son article offre une perspective « strictement méthodologique », axée sur l’évaluation de la déformation morphologique dans le cadre de la projection d’un corps sur un tissu. Moraes sort cependant de ce cadre méthodologique pour évoquer quatre productions artistiques du XIe au XIVe siècle qui auraient pu inspirer le créateur du Suaire. Cependant, aucune d’elles ne représente le Christ nu dans une scène post-crucifixion, et donc aucune n’est en mesure d’expliquer l’apparition de l’image dans un petit village français au milieu du XIVe siècle.

Depuis le début du XXe siècle, l’Homme du Suaire a suscité d’innombrables interrogations et recherches scientifiques. Cette dernière controverse académique démontre que, si les outils modernes – y compris ceux numériques – peuvent enrichir nos connaissances, les extrapolations sur l’origine d’un objet aussi singulier que le Suaire exigent une rigueur particulière, tant sur le plan méthodologique qu’historique.

Source : https://www.marcotosatti.com/2026/03/13/scoperta-rivoluzionaria-negli-studi-sulla-sindone-di-torino-grazie-allintelligenza-artificiale/

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